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Archive pour 10 juillet 2007

Pour quelques larmes de plus…

Mardi 10 juillet 2007

Je t’écris car je pense que c’est plus sage. J’ai beaucoup de chose à te dire, et j’ai peur que si on se voit pour en parler, qu’on finisse par s’énerver, ne plus s’écouter, et au final, nous n’aurons pas avancé.

J’ai beaucoup hésité avant de t’écrire, et je crois que je vais hésiter à la poster.

Je t’écris parce que je me suis rendu compte que c’était dommage d’en arriver là. On regrettera un jour d’avoir perdu tant de temps.

Je t’écris pour te dire que je t’aime, mais je t’écris aussi parce que j’en ai marre d’avoir mal.

Si tu veux bien te souvenir, tu te rendras compte que nous avons déjà été dans ce genre de situation. Je me souviens très bien des circonstances, de la dureté de tes mots qui sont devenus des maux. Tu m’avais dit des choses horribles, méchantes, et vexantes que l’on ne doit dire à personne, encor moins à sa fille. Je sais que tu as effacé ces genres de souvenirs de fin de soirée. Mais moi je m’en souviens. J’y repense souvent. Je sais que c’était difficile pour toi aussi. Alors je t’ai rappelé, mais nous n’en avions jamais reparlé, Mais saches que ce n’est pas parce qu’on oublie que l’on pardonne.

Aujourd’hui, je ne te demande pas grand choses, juste que tu me parles, que tu m’appelles, que tu me sers dans tes bras.

Je voudrais juste que tu te rendes compte qu’aujourd’hui, il y a un vide dans ma vie.

Mais je voudrais aussi que tu te rendes compte de la déception et du coup que j’ai pu recevoir suite à ta réaction. J’en arrive à me dire que tous mes efforts étaient vains, et que ça ne servait à rien que je cherche à te faire plaisir puisque tu en avais décidé autrement. Tu vas peut-être te dire que j’en rajoute, mais je voudrais que tu te saches ce que l’on peut ressentir quand on fait quelque chose qui nous tient à cœur, quand on veut montrer à ceux qu’on aime, que justement on les aime. C’est ça que j’ai voulu te montrer pour ton anniversaire. Qu’importe tout ce qui s’était passé entre nous, je voulais, ce jour-là te prouver que je t’aimais. Ta réaction à été comme une claque, comme un refus de ce que j’ai voulu te donner. C’est pour ça que j’ai eu une réaction plus excessive que les garçons ou que le reste de la famille.

C’était mon idée, c’était ton jour. Ça aurait du être que du bonheur. Un seul jour qui aurait effacé tant de mauvais souvenirs.

J’avais espéré que tu me rappelles, parce que moi, je n’en ai pas la force. Pourtant je t’écris parce que je ne peux pas être bien tant que tout cela ne sera pas clair. On ne peut pas vivre en s’ignorant puis un jour aller pleurer sur la tombe de l’autre, les yeux plein de larmes et le cœur plein de regrets.

Papa, dis moi qu’est ce qui s’est passé ?

Comment en est-on arrivé là ?

Pourquoi ?

Je n’ai rien demandé, je suis juste ta fille.

 

Je t’embrasse.